Les projets

L’inox est couramment utilisé en façade, couverture et décoration intérieure. Découvrez certaines de nos réalisations !

Hôtel Résidence Montparnasse

La cour Vaugirard est un envers de la ville parcouru par les trains. Elle révèle le « fleuve ferroviaire », site ouvert sur la brillance des rails en acier et les rives de part et d’autres. Elle attend un scénario urbain qui n’est pas encore écrit.

Le projet se pose sur la dalle de couverture des trains en partance, hall 3 de la gare Montparnasse.

Il regarde vers la ville et assemble dans une même figure et un même espace visuel, l’urbain et les infrastructures. Le mode constructif reprend les nombreuses contraintes acoustiques et vibratoires liées au monde ferroviaire. Le projet est une « boite » en béton calée sur la mesure des quais, définissant des plateaux libres, sans structures intermédiaires, flexibles et transformables de 13 m de portée. Au niveau du lobby, les charges sont transférées par les poteaux en V s’appuyant sur les voiles construits au milieu des quais par l’intermédiaire de plots anti-vibratoires.

Les trois éléments de l’hôtel : le lobby, la cabane, la terrasse, renvoient à un usage et à un paysage spécifiques.

Le volume des chambres, la cabane, en bardage inox glacé (UGINOX Mat), est un rappel du fleuve ferroviaire. L’inox capte les reflets des bâtiments, des végétaux, du ciel et des nuages et renvoie la lumière. Il dématérialise le volume et harmonise les perceptions depuis les deux rives habitées du fleuve ferroviaire, qui lui renvoie la brillance des rails.

Une grande terrasse s’ouvre au ciel, hors la ville, hors les rails et les bruits de la gare. Ce « creux » permet au ciel et au paysage de s’inviter dans le projet. Les chambres s’installent dans le volume protecteur perché au-dessus des voies et dominant la ville. La cabane renvoie à l’intimité des chambres. Les percements en longueur, dynamisent le volume et lui donnent une échelle, celle d’un bâtiment habité, dans la ville. Le lobby en double niveau regroupe les services offerts aux voyageurs et opère la jonction structurelle entre les niveaux supérieurs et la dalle.

Niveau de transit, de croisement, d’activités, entre la ville et les chambres, il se lit comme une boite suspendue, glissée dans la structure, en transparence entre la ville et sur le fleuve ferroviaire.

Fiche technique

Paris, France
aasb_agence d’architecture suzelbrout
©Cédric Helsly

Infos

304L/1.4307
Uginox Mat

Logements ZAC Pré Gauchet

Un projet de réaménagement

A Nantes, fini les friches et les terrains vagues entre la gare et Malakoff et place à un nouveau quartier, le Pré Gauchet. C’est une reconstruction du quartier tout entière que les nantais peuvent observer, puisque le projet est de faire revivre cette partie de la ville avec des milliers de nouveaux logements, de nouveaux commerces et équipements publics.

Au milieu de ces travaux, les habitants du Pré Gauchet peuvent voir, comme sorti du sol, un immeuble à l’architecture des plus étranges, habillé d’inox, de béton et de verre.

Architecture des plus déstructurées

Ce projet mené par l’architecte Christophe Rousselle fait ressortir trois volumes définis de manière cohérente en fonction de l’environnement, des caractéristiques d’ensoleillement et de l’étude urbaine réalisée sur ce site. On compare ce bâtiment à un îlot sur lequel deux architectures bien distinctes s’entremêlent pour créer une spatialité étonnante et intrigante.

La répétition de plan d’étages courants est très rationnelle, limitant les contraintes et déperditions. Le décalage des balcons permet quant à lui de répondre à une volonté d’espace qualitatif tout en offrant plus de légèreté visuelle et d’avoir l’impression d’habiter au dernier étage à tous les étages.

Des formes et de la lumière

La silhouette très aérienne de la tour est due à ses nez de balcons en inox recuit brillant (aspect UGINOX Bright), ce qui offre une lecture aux mille reflets tout en oubliant les façades plus sombres de l’arrière-plan. L’inox de nuance 304, permet de souligner les variations volumétriques et lignes brisées du projet en continuité sur l’ensemble des façades.

Les ouvertures percent le volume de manière aléatoire et l’environnement se reflète sur les bandeaux d’inox, en réponse aux balcons et occasionnent des cadrages variés, à la fois verticaux et horizontaux, de différentes formes, ce qui donne son originalité à chacun des appartements. Depuis le lointain, on peut observer l’émergence du bâtiment principal en R+11, créé par ses décalages de volumes qui procurent un empilement unique, une silhouette svelte et légère, aux reflets variés et aux jeux d’ombre et de lumière.

Fiche technique

Nantes, France
Christophe Rousselle
©Philippe Ruault

Infos

304/1.4301
Uginox Bright

Palais de Justice d’Anvers

La construction du nouveau Palais de Justice d´Anvers résulte d’une politique de modernisation de l’institution judiciaire du pays. Les services judiciaires étaient particulièrement à l’étroit dans différents bâtiments éparpillés en ville. La région flamande a donc décidé en 1999 d’organiser un concours international d’architecture pour la construction du nouveau palais.

Lauréate du concours, l’équipe Richard Rogers Partnership, en association avec les bureaux VK studio et Ove Arup, proposa un bâtiment subtil, efficace, transparent et d´une symbolique puissante.

Le bâtiment compte une surface de plancher de 78.000 m² et répond entre autres, par son orientation et l’utilisation maximale de ventilation et d’éclairage naturel, à des contraintes de développement durable sévères.

Le bâtiment, situé sur la Place Bolivar, termine d’une part la perspective des principaux boulevards d´Anvers (‘Leien’) et donne d’autre part sur un grand espace vert entrecoupé de bretelles de liaison aux autoroutes. Une de ces routes passe sous le bâtiment avant de déboucher sur le boulevard en face, permettant ainsi de libérer la Place pour les piétons et les transports collectifs.

La salle des pas perdus toute vitrée relie non seulement les 6 ailes qui s’y rejoignent, mais permet aussi de créer une liaison urbaine entre la place et le parc, dans le prolongement du boulevard.

Chaque aile comprend six étages, dont un souterrain. Les trois premiers niveaux en surface sont occupés par des bureaux, le quatrième étage est un étage technique et le dernier étage regroupe les différentes salles d’audiences, coiffées de toitures rappelant des voiles de bateaux.

Les toitures-voiles sont le point de mire architectural du projet. La conception, les matériaux et les méthodes de construction pour ces toitures ont fait l’objet d´études approfondies. Par exemple,  des études en soufflerie ont été nécessaires afin de déterminer les charges du vent les plus défavorables.

Chacun de ces 32 modules de toiture est formé de quatre quarts  préfabriqués qui seront assemblés par boulonnage sur site. La forme géométrique décrite par ces quarts de toiture est une paraboloïde hyperbolique. Cette surface réglée permet de simplifier les éléments de structure et la fabrication.

Des poutrelles en bois lamellé collées disposées sur une trame selon les génératrices droites de la surface sont montées sur un cadre en tubes d’acier. Ensuite trois couches croisées de planches sont vissées successivement afin de former la coque.

Le recouvrement final de la toiture est réalisé par des bandes en inox de nuance 316L 2B, assemblées par la technique des joints debout.

Plusieurs contraintes particulières ont poussé les concepteurs à ce choix de matériaux : la durabilité naturelle, particulièrement en site exposés aux influences maritimes; la possibilité de soudage; le géométrie avec des pentes variables et localement nulles, les difficultés d’accès pour l’entretien et bien sûr aussi son aspect et sa couleur. Pour assurer une étanchéité parfaite les feuilles en inox sont soudées en continu à l’aide d’une machine automatique, formant ainsi une surface quasi monolithique.

Fiche technique

Anvers, Belgique
Richard Rogers Partnership – VK Studio – Ove Arup & Partners

Infos

316L/1.4404
Uginox Mat

Banque de France

Habillé d’inox poli miroir, l’auditorium de 200 places suspendu dans le volume agrandi du hall s’anime sous les reflets changeants d’un ciel d’argent à faire tourner les têtes.

Créée en 1800 et installée dès 1811 dans l’ancien hôtel du comte de Toulouse, en plein cœur de Paris, la Banque de France s’est maintenue sur ses terres au prix d’importants remaniements, notamment le transfert de son entrée principale de la rue La Vrillière à la rue Croix-des-Petits-Champs, avec une nouvelle façade à la clé.

Cultivant à la fois la discrétion et le faste dont témoigne aujourd’hui encore la Galerie dorée, le très stratégique établissement souhaitait offrir à ses collaborateurs et au monde entier pénétrant son siège historique un hall d’accueil contemporain digne de sa notoriété, sans commune mesure avec l’ancien unanimement considéré comme un passage ordinaire. Sous les dalles de marbre existantes se tient la salle des coffres, trésor enfoui et protégé n’admettant aucune percée, pas même un regard. Confrontés à cet espace contraint de toutes parts, les architectes retenus à l’issue d’un concours ont imaginé un projet inversé, subtil et brillant, pour répondre à l’attente du client soucieux de loger sur place ou de manière attenante un auditorium de 200 places, des salles de réunions, des espaces de restauration et la logistique qui s’y rapporte.

Une structure en suspension pour une forme furtive

L’espace de l’ancien hall est entièrement dégagé et agrandi sur toute la profondeur du bâtiment, depuis la rue jusqu’au fond de la parcelle. Les bureaux et autres fonctions requises sont contenus dans les bas-côtés, y compris le patio. Un espace magistral s’ouvre ainsi au visiteur, à peine meublé d’une banque d’accueil et d’un coin canapé, avec un immense tapis de 250m² dont le dessin représente le plan du réaménagement. La force de la réalisation tant fonctionnelle, structurelle que visuelle tient à l’auditorium suspendu dont les architectes ont fait un ciel mouvant entièrement habillé d’inox qui confère une dimension extraordinaire à l’espace du hall en modifiant sa lisibilité et en sublimant sa perception sans pour autant compromettre l’habitabilité. Ce volume furtif est suspendu par des profilés métalliques moisés aux poutres en béton existantes et assujetti à une structure en acier dûment triangulée, support de tous les équipements. Cette cage métallique est enveloppée d’une coque en plaques de plâtre qui en redéfinit les contours. Le revêtement proprement dit est composé de plaques tantôt planes, tantôt mises en forme, à simple courbure ou à double courbure, toutes réalisées de la même façon avec une feuille d’inox de 2mm d’épaisseur contrecollée sur une structure en nid d’abeille d’aluminium. La plupart de ces plaques ont une dimension de 1,40m de large sur 4m de long, hormis les pièces de forme adaptées à la géométrie des angles ou des corniches, pour une surface développée d’environ 900m² au total. Prouesse constructive d’un escalier sur deux appuis, délicatesse des garde-corps réalisés en maille d’inox quasi imperceptible… La magie opère en tout point du miroir

Un inox parfaitement poli pour miroir non directionnel

Insaisissable, inatteignable et impossible à photographier, quels précieux billets sont venus effleurer le plafond du hall de la Banque de France ? Dans ce milieu surprotégé et léché, l’acier inoxydable s’est révélé le plus apte et étonnant des matériaux pour produire les effets recherchés, son polissage poussé jusqu’à la perfection offrant le maximum de reflets sur fond d’argent. Ce matériau miroir non directionnel, d’appellation commerciale Uginox Meca 8 ND, est généralement utilisé en moindres quantités et surfaces pour réaliser des salles de bains de luxe ou des éléments de décor. Une telle précision dans la réflexion, quasi insupportable dans une configuration classique, profite de l’inversion du dispositif architectural pour fonctionner ici comme une source lumineuse indécelable, un jeu d’optique fascinant, voire une caméra cachée en plafond. Sa mise en oeuvre délicate a conduit les architectes à faire appel à une entreprise spécialisée dans la construction des bateaux de luxe, familière des techniques de pose exigées par ce matériau haut-de-gamme qui demande à être manié avec toutes les précautions d’usage pour garantir la planéité des plaques, l’invisibilité des joints et, dans le cas présent, le galbe audacieux des retournements de plans et des angles, le tout sous un aspect de surface irréprochable.

Fiche technique

Paris, France
Moatti – Rivière
©Michel Denancé

Infos

304/1.4301
Uginox Meca 8ND
2 mm

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Que vous soyez architecte, couvreur, façadier, entreprise du bâtiment, maître d’œuvre ou distributeur, notre équipe d’experts peut vous aider dans vos projets.

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