Les projets

L’inox est couramment utilisé en façade, couverture et décoration intérieure. Découvrez certaines de nos réalisations !

Hôtel Spa Interlaken

L’inox, un matériau de choix pour la couverture en montagne – Au cœur du parc naturel régional des ballons des Vosges et à mi-chemin entre Gérardmer et la Bresse, à deux pas de la fameuse route des crêtes et de l’Alsace éternelle, l’Hôtel Spa Interlaken a entièrement été rénové en 2018. Différents matériaux ont été retenus : le bois, la pierre et l’inox. Le bois a été utilisé en habillage de façade, pour la charpente et la structure des balcons ainsi que l’extension. La pierre a été posée en soubassement ainsi qu’en revêtement de façade tandis que la toiture et une partie des façades ont été revêtues d’inox posé en joints debout. L’aspect Uginox Patina a désormais pris sa patine définitive, ce qui rend l’ensemble vivant.

Fiche technique

Xonrupt-Longemer , France
JLG Architecte

Infos

K41/1.4509
Uginox Patina

Préfecture de Starnberg

L’acier inoxydable protège la structure du bâtiment. Le toit de la préfecture de Starnberg a été rénové avec succès.

La préfecture de Starnberg a été construite entre mai 1985 et juillet 1987. Le résultat est une « Maison des Citoyens » qui, grâce à son design moderne et ouvert, est un lieu invitant à communiquer avec les citoyens.

Au fur et à mesure que le nombre de départements et de tâches confiés à la préfecture augmentait, les besoins en personnel augmentaient à tel point que l’on louait des bureaux à l’extérieur de l’entreprise. Depuis quelques années, le Bureau de la protection de la jeunesse est logé dans des conteneurs sur le chantier de construction de l’extension prévue. En 2014, le nombre total d’employés du Bureau de District a augmenté d’environ 39% pour atteindre 375 personnes.

Les architectes du bâtiment existant, Auer + Weber de Munich, ont donc été chargés de concevoir une extension qui devrait accueillir au moins 120 personnes. Une autre exigence est que l’extension s’adapte harmonieusement au bâtiment existant afin que les employés et les visiteurs puissent voir et expérimenter l’extension comme s’il s’agissait d’un projet « monobloc ».

La préfecture ne brille pas seulement par son toit en acier inoxydable.

Sous un parapluie contigü, le bâtiment s’ouvre sur le paysage à l’aspect délicat du toit plat. Bien qu’elle ne soit pas située directement sur le lac Starnberg, son eau atteint le bâtiment par des canaux et des bassins artificiels. Les éléments terre, eau et ciel se reflètent dans les matériaux utilisés, dans la construction et dans les couleurs du bâtiment. Ce sont ces caractéristiques qui font apparaître le complexe dans la tradition du modernisme européen – elles rappellent aussi ses grands modèles de culture de construction extrême-orientale dans le Japon ancien. Le prolongement du store de toit en porte-à-faux avec revêtement métallique offre une bonne protection contre les intempéries pour la façade. Cela réduit considérablement les intervalles d’entretien de la façade. La construction du toit a fait ses preuves : A ce jour, la façade du bâtiment n’a pas besoin d’être rénovée.

Une construction de toit sûre

Après presque 30 ans d’utilisation, la couverture de toit originale était devenue obsolète. Le toit du bureau de district de Starnberg a été recouvert après un examen approfondi et une concertation avec tous les corps de métier d’une tôle d’acier inoxydable étamée électrolytiquement de 0,5 mm d’épaisseur d’Aperam de la marque Uginox Patina K41, numéro de matériau 1. 4509, avec couche de séparation ouverte par diffusion sur coffrage en carton de 24 mm et largeur de coupe 670 mm. L’étain appliqué électrolytiquement sur le matériau de base en acier inoxydable se transforme sous l’influence des intempéries en une surface gris mat homogène et obtient ainsi la patine souhaitée. Ceci n’a aucun effet sur la résistance à la corrosion. Pour la construction du toit, on a choisi un toit ventilé par l’arrière, également appelé toit froid. C’est la solution techniquement la plus sûre pour les toitures en métaux précieux. L’air humide diffusant vers l’extérieur peut être évacué à tout moment et en toute sécurité vers l’extérieur au niveau de la ventilation arrière. De plus, la ventilation arrière aux températures estivales améliore également l’isolation thermique des pièces situées en dessous. Les différents panneaux de toiture ont été verrouillés par Poschinger GmbH de Thyrnau à l’aide de la technique de plomberie avec des mesures d’étanchéité. Le matériau inoxydable a été fourni par le partenaire commercial d’Aperam, Südmetall Otto Leonhard GmbH de Munich.

En bref : le bâtiment existant du bureau de district de Starnberg et l’extension récemment planifiée ont été et sont d’excellents planificateurs, d’excellents artisans et des matériaux sélectionnés utilisés.

Fiche technique

Starnberg, Allemagne
Auer Weber Architekten BDA
©Aldo Amoretti

Infos

K41/1.4509
Uginox Patina

Palais de Justice

Un Palais de Justice re-coiffé.

Après la défaite française de 1870, -où l’Alsace et la Lorraine furent cédées à l’Empire allemand-, Strasbourg en paya un lourd tribut. N’ayant pas connu d’extension depuis le XVè siècle, cette ville historique se devait d’évoluer. L’adoption en 1878 d’un plan d’aménagement conçu par l’architecte municipal Jean Geoffroy Conrath prévoyait l’essor de la cité vers le nord, au-delà des fortifications du XVIIè siècle. La volonté du nouveau pouvoir impérial de fonder la Neustadt, ou « nouvelle ville », répondait au besoin d’asseoir son autorité au sein d’une capitale exemplaire dotée de bâtiments officiels et de logements. Se déployant au-delà du canal de l’Ill, devenu le canal des Faux-Remparts, la Neustadt a fait l’objet de constructions marquantes, comme la gare (1883), le palais de l’université (1884) ou le palais impérial (1888), fédérant un style éclectique commun. Trop longtemps associée à une période historique douloureuse, la Neustadt est aujourd’hui le symbole d’une réconciliation franco-allemande indéfectible sous-tendue par une forte culture européenne. La restructuration en 2007 de la gare de Strasbourg par l’agence d’architecture de la SNCF Arep, qui se love sous une coque de verre spectaculaire, a provoqué une prise de conscience de la part de la ville qui s’est alors attelée au devenir des édifices de la Neustadt. Après la bibliothèque universitaire réhabilitée en 2014 par l’architecte Nicolas Michelin, c’est au tour du palais de justice, -édifié en 1898 par les architectes Johan-Karl Ott et Skjold Neckelmann-, de connaître une seconde vie. Cet ouvrage exceptionnel de 14 920 m² a fait l’objet, de 2014 à 2016, d’une rénovation en profondeur menée par le cabinet espagnol Garcès-de Seta-Bonet Architectes. Inscrit dans un tissu urbain dense, l’édifice massif présente quatre façades en grès gris affichant des éléments d’architecture classique (frontons, bas-reliefs, colonnes…). Or transformer un bâtiment historique du XIXè siècle en un palais de justice du XXIème siècle nécessite de répondre aux besoins fonctionnels d’un équipement public moderne, en y intégrant notamment une remise aux normes de sécurité en vigueur inhérentes à un ERP (établissement recevant du public). Bien pensée dès le départ, l’organisation fonctionnelle interne a été préservée et adaptée aux enjeux actuels, avec des flux de circulations revus en fonction de l’évolution des usages et une extension créée. Destiné à 225 magistrats et fonctionnaires, ce projet pharaonique a regroupé trois chantiers délicats qui se sont déroulés au cœur de la capitale alsacienne.

Un toit-origami en inox  
L’un d’eux a porté sur la restauration minutieuse des éléments inscrits à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques (1992), à savoir les façades et les verrières, le vestibule d’entrée et la salle des pas perdus pourvue de ses galeries et escaliers, et la salle d’audience avec ses décors. Alors qu’une réhabilitation lourde de 12 300 m² de planchers a été engagée ainsi que la construction d’une partie neuve de 6 024 m² dans la cour centrale de l’édifice : ce qui a permis d’accroître les surfaces sans augmenter l’emprise au sol. Si la partie greffée accueille les salles d’audience, celle d’origine abrite les bureaux. Ouvrant sur la salle des pas perdus, un nouveau patio végétalisé a été enchâssé dans l’édifice pour y faire pénétrer la lumière naturelle et servir d’espace de circulation pour le public, lequel est distinct des voies d’accès des personnels et des détenus. Après une analyse fine de l’état existant, les architectes ont choisi de supprimer l’extension de 1978 et de la remplacer par la construction de quatre niveaux partiels implantés en retrait de la façade existante pour éviter son parasitage. La mise en œuvre d’une charpente légère en acier à poteaux et planchers collaborants a permis de libérer de grands espaces, rapidement et avec peu de nuisances. Bien que l’édifice ait été agrandi de près de 60% par rapport à sa surface d’origine, les concepteurs ont veillé à ce que l’extension soit le moins visible de la rue. Celle-ci se coiffe d’un toit aérodynamique en acier inoxydable qui, se décollant du parallélépipède en pierre, l’ennoblit et lui confère une modernité certaine. Tel un origami savant, cette toiture, sculptée par quatre pans pliés surmontés de verrières, est ceinte d’une couronne en inox à géométrie variable. Ce dispositif complexe mis en place sur le pourtour du toit comporte une charpente métallique en fermes trapézoïdales recevant un platelage bois, lui-même revêtu de bandes d’inox Uginox Top 304 de chez Aperam. Découpées sur-mesure dans des bobines de 500 mm de large et 0,5 mm d’épaisseur, les lés visibles de 430 mm de large ont été posés de façon traditionnelle avec des joints debout. D’aspect mat, définitif et durable, ce même matériau a été mis en place sous la forme d’un bardage de 2, 35 m de hauteur qui habille la zone supérieure de trois des quatre façades du bâtiment et assure ainsi une continuité avec la couverture. Au final, les interventions réfléchies des concepteurs ont contribué à magnifier l’architecture originelle, tout en y apportant de nombreuses touches contemporaines  tissant un lien immuable entre plusieurs époques de construction. 

Fiche technique

Strasbourg, France
Cabinet Garcès-de Seta-Bonet Architectes (mandataire) et SVC/Serra-Vives-Cartagena architectes
©Adrià Goula

Infos

304/1.4301
Uginox Top
0,5

Refuge du Goûter

L’inox monte à 3835 mètres en hélicoptère.

En vallée, plusieurs mois d’études auront été nécessaires pour la résolution d’un ouvrage facetté et capoté au millimètre près, conditions extrêmes obligent. Mat et résistant, le matériau de l’enveloppe répond au climat et à l’environnement.

4810 mètres : le Mont-Blanc est le Graal de milliers d’alpinistes tous les ans ! Etabli à 3835 mètres, le refuge du Goûter constitue la dernière étape sur la voie normale – ou royale – avant l’ascension finale. Objet d’une fréquentation intensive, l’établissement construit en 1962 et aujourd’hui menacé par le glacier cède la place à une nouvelle construction d’une audacieuse volumétrie ovoïde positionnée perpendiculairement à la crête, au-dessus d’un éperon rocheux. Forme et implantation, deux options radicales prises pour limiter au maximum les amas de neige sur l’arrière, éviter les congères et laisser glisser le vent d’ouest sur l’à-pic. Identifiable à son épaisse carrosserie en inox pliée, un fondoir à neige comportant huit citernes complète le dispositif anti-stagnation.

Ellipsoïde aérodynamique et facettes à façon 

La définition de la forme relève d’une double approche des phénomènes aérodynamiques et de la géométrie descriptive. De l’ellipse envisagée en plan naît une ellipsoïde de révolution qui  se décompose en 2 x 16 segments plans et 32 facettes par niveau, soit un total de 128 facettes pour cette construction de quatre étages spécialisés : locaux techniques en pied, salle commune au niveau accès et dortoirs sur les deux derniers niveaux. Cette décomposition du volume en facettes rectangulaires ou trapézoïdales de hauteur d’étage a permis de contenir le poids des éléments en dessous du plafond de 500 kilos exigé par l’héliportage. La structure de cette construction décollée du sol est en charpente bois pour la légèreté, avec des assemblages goujonnés, l’ensemble reposant sur une plateforme assujettie à une structure métallique formant pilotis, elle-même arrimée à 69 pieux en acier ancrés à 8 mètres de profondeur dans le rocher. L’ouvrage est calculé pour résister à des vents de 260 km/h et des pressions induites de 400 kg/m² en appui et 600 kg/m² en aspiration (étude en soufflerie Cemagref Grenoble).

Vêture anti-choc et mate

Par des températures pouvant atteindre les – 40°C, l’idée est de créer une véritable boîte de conserve d’une capacité de 120 personnes. Outre le cocon intérieur et les équipements conçus en fonction de l’autonomie requise et de hautes exigences environnementales, une recherche spécifique a été menée pour le choix de la vêture extérieure mettant en balance plusieurs types de peaux métalliques en termes de déformation, résistance, aspect, fabrication, facilité de pose et recyclage. Un bardage en inox austénitique de nuance 304L s’est avéré idéal pour ces conditions extrêmes rencontrées dans l’air pur des montagnes et compatible avec l’économie de la construction. Quatre mois d’études ont été nécessaires à la définition des détails d’assemblage de manière à préciser le profil de chaque facette et à faciliter le montage sur place. Une technique originale d’assemblage des bandes inox par des joints en Z reprenant la technique des joints debout pour des raccordements plats a permis d’assurer la planéité continue de l’enveloppe, avec des joints creux du même inox entre les facettes. Difficultés supplémentaires, les fenêtres et les panneaux photovoltaïques ont été intégrés au même nu.

Dans ce site protégé et très couru, survolé en permanence par les hélicoptères de surveillance ou de secours, l’exigence imposait d’éviter les brillances intempestives susceptibles d’éblouir les pilotes. La peau extérieure du bâtiment est réalisée en acier inoxydable nuance 304, fini UGINOX Top, en épaisseur 0,5 mm et 0,8 mm pour la couverture et en épaisseur 1,2 mm fini UGINOX Mat pour les fondoirs. Elle intègre des facettes qui s’éclairent comme les arêtes du Mont-Blanc, alternativement, au rythme de la course du soleil.

Fiche technique

Saint-Gervais, France
Groupe H et Déca-Laage
©Pascal Tournaire

Infos

304/1.4301
Uginox Top/Uginox Mat
0,5 & 0,8 mm / 1,20 mm

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